
Après une séparation ou un divorce : retrouver son équilibre

Julie Relaxologue
Thérapeute · La Jarne
Quand tout semble à reconstruire
Le matin, la maison est trop silencieuse. Vous faites les gestes habituels, mais sans élan, comme en pilote automatique. Les repères qui structuraient vos journées ont bougé, et la fatigue semble s'installer sans raison apparente.
Ce que vous traversez n'a rien d'une faiblesse. Une séparation ou un divorce touche à la fois le quotidien, l'organisation familiale, l'image que l'on a de soi et parfois la sécurité matérielle. Il est normal que tout cela demande du temps.
Ce que beaucoup de personnes décrivent
- Une fatigue persistante, même après une nuit complète
- Un sommeil perturbé : réveils à 3 h du matin, pensées qui tournent en boucle
- Des émotions en vagues : colère, tristesse, soulagement, culpabilité, parfois tout dans la même journée
- Des difficultés à se concentrer ou à prendre des décisions, même simples
- Un besoin de s'apaiser vite, parfois par des habitudes que l'on avait pourtant décidé de changer
Le rôle des habitudes de réconfort
En période de tension affective, certaines personnes remarquent qu'elles fument davantage, ou qu'elles reprennent la cigarette après des années. La cigarette devient alors une pause, un geste familier, un moyen de marquer un temps pour soi. Je ne porte aucun jugement : c'est une réponse très humaine à un moment difficile.
Traverser une rupture, ce n'est pas « aller mieux vite ». C'est retrouver, petit à petit, des appuis.
Les émotions ne suivent pas une ligne droite. Un jour plus léger peut être suivi d'un jour plus lourd, sans que cela signifie un retour en arrière.
Retrouver des appuis : un exercice et des repères
Retrouver un équilibre se fait rarement par un grand bouleversement. Il se construit plutôt par de petits points d'ancrage, répétés chaque jour.
Un exercice de respiration à essayer maintenant
Cet exercice ne demande aucun matériel. Certaines personnes trouvent qu'il les aide à relâcher la tension dans l'instant.
- Asseyez-vous, les pieds bien posés au sol, le dos soutenu, une main sur le ventre.
- Fermez les yeux ou fixez un point devant vous.
- Inspirez par le nez pendant 4 secondes, en sentant le ventre se gonfler.
- Expirez lentement par la bouche pendant 6 secondes, comme si vous souffliez doucement sur une bougie sans l'éteindre.
- Répétez 8 cycles, soit environ 80 secondes. Prolongez jusqu'à 5 minutes si c'est agréable.
Si des pensées surgissent, notez-les simplement et revenez au souffle. Allonger l'expiration est souvent ressenti comme apaisant, sans que ce soit une règle valable pour tout le monde.
Quelques appuis du quotidien
- Garder des horaires de lever et de coucher à peu près stables
- Sortir marcher 15 minutes à la lumière du jour
- Choisir une personne de confiance avec qui parler, plutôt que de tout porter en silence
- Prévoir un petit moment pour vous chaque jour, même court
- Alléger la liste des tâches : n'en retenir que trois essentielles par jour
Le corps, un allié discret
Lors de mes séances, j'observe que beaucoup de personnes ont les épaules remontées, la mâchoire serrée et le souffle court sans s'en rendre compte. Prendre un temps pour relâcher ces zones peut contribuer à retrouver une sensation de calme. La relaxation et l'hypnose offrent un espace pour cela : un temps guidé, à votre rythme, où l'on s'écoute sans avoir à se justifier.
Quand consulter ?
Vous vous reconnaissez peut-être dans l'une de ces situations :
- Vous manquez d'énergie pour avancer depuis plusieurs semaines
- Votre consommation de tabac a augmenté depuis la rupture, ou vous avez repris, et vous aimeriez retrouver plus de liberté vis-à-vis de la cigarette
- Vous dormez mal et vos journées sont dominées par la tension
- Vous souhaitez un espace d'écoute sans jugement, au rythme qui vous convient
Dans mon cabinet à La Jarne, j'accompagne les personnes qui souhaitent aborder l'arrêt du tabac par l'hypnose, avec la méthode ATN, en tenant compte du moment de vie qu'elles traversent. Chaque séance est un temps d'échange et de détente guidée. Je ne promets aucun résultat : l'accompagnement dépend de votre motivation et de votre histoire.
Mon approche ne remplace ni un suivi médical ni un suivi psychologique. Si votre tristesse est envahissante, si le sommeil vous échappe depuis longtemps ou si des idées sombres apparaissent, il est recommandé d'en parler sans attendre à votre médecin traitant ou à un psychologue. En cas de détresse, le 3114 (numéro national de prévention du suicide) est joignable 24 h/24, gratuitement.
Vous n'avez pas à traverser cette période sans soutien. Un premier échange est souvent l'étape la plus difficile à franchir.

